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HISTOIRE DE MON VILLAGE (suite)

Enfin, le 17 décembre 1905, un arrêté du Gouverneur général érige le centre en commune de plein exercice. La subordination à Boukanèfis disparaît le 25 février 1906, les premières élections municipales portent M. Joseph Rame à la mairie. Son adjoint n'est autre que Charles Reis. (plus tard les familles Rame et Reis se sont unies)

Le 11 mars suivant, le conseil municipal aborde l'étude du premier budget qui est des pus modestes : Recettes = 7545 francs
Dépenses = 7057 francs
Excédent des recettes = 488 francs

A commune de Lamtar continua de progresser : ses limites se sont élargies, passant de 1943,55 hectares à 5541 hectares en 1926.
La population comptera, cette année 550 européens 540 indigènes.

L'agglomération elle-même a été agrandie vers 1898 par l'achat de nouveaux terrains en particulier à M. Théodore Héritier. Cette acquisition a finalement été réalisée sous forme d'échange de terrains et a donné lieu à de multiples passes d'armes qui durèrent plusieurs années.

En 1917, Joseph Rame démissionne de ses fonctions de maire à la suite du décès de son fils.
C'est Maxime Cousin qui est élu à sa place. Amédée Marien succédera à M. Cousin.

En 1924, Gaston Reis fait son entrée à la mairie de Lamtar. Il y demeurera jusqu'en 1947.
La durée de ses fonctions – 23ans- témoigne de la confiance que ses concitoyens lui apportaient, confiance largement méritée si l'on en juge les très nombreuses réalisations qu'il a menées, entre autres : réfection de l'église et du presbytère, construction de quatre ponts, chemins vicinaux et ruraux, construction vers 1940 du village arabe Toba autour du marabout de Sidi Abdallah. Il a également construit, à ses frais des logements pou ses ouvriers.
Pour tous les services rendus, Gaston Reis est nommé chevalier de la légion d'honneur tandis que le conseil municipal lui confère le titre de maire honoraire.
Il fut dire que sa devise est : « servir et non pas se servir ». De nos jours combien d'édiles devraient mériter ce principe.

En 1947, c'est son jeune frère Eugène Reis que les élections portent à la mairie. Son actif n'est pas moins important que celui de Gaston.
Citons la modernisation des écoles, la construction d'une nouvelle église et d'une salle d'œuvres, la construction vers 1956 d'une cité des castors destinés aux musulmans près du village Toba.
Et surtout l'édification du magnifique bâtiment de la mairie qui abrite le secrétariat, le bureau du maire, une splendide salle des fêtes, un bureau des Postes et une salle de soins gratuits.
HISTOIRE DE MON VILLAGE (suite)
# Posté le dimanche 15 avril 2007 12:05
Modifié le mardi 28 août 2007 09:00

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